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Articles avec #droit de la mer tag

Le Japon va quitter la Commission baleinière internationale :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

Le Japon va quitter la Commission baleinière internationale :
Le Japon va quitter la Commission baleinière internationale :

La japon va quitter la Commission baleinière internationale. Le Japon avait fait cette annonce le 26 décembre 2018. Le retrait de la Commission baleinière internationale deviendra effectif le 30 juin 2019. 
Cette décision offre l'occasion de revenir sur le rôle clé joué par la Commission baleinière internationale en matière de protection des grands mammifères marins. 

Historique et objectif de la Commission baleinière internationale 

La Commission baleinière internationale (CBI) a été créée par la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine, signée à Washington le 2 décembre 1946. 
La Convention a pour objectif de veiller à la « conservation judicieuse » des stocks de baleines, afin de permettre le « développement ordonné de l’industrie baleinière ».
La principale mission de la CBI consiste à réexaminer et réviser si nécessaire les mesures définies dans le règlement de la Convention, qui régissent les modalités de la chasse à la baleine dans le monde entier. Ces mesures prévoient notamment la protection totale de certaines espèces, définissent des sites spécifiques comme zones de refuge des baleines ou sanctuaires, fixent les limites concernant le nombre et la taille des baleines pouvant être capturées, déterminent les saisons d’ouverture et de fermeture de la chasse et les territoires de chasse et interdisent la capture de jeunes non sevrés et de baleines femelles accompagnées de jeunes. Le règlement impose également le recueil de renseignements sur les prises ainsi que d’autres relevés statistiques et biologiques.
En outre, la Commission encourage, coordonne et finance la recherche sur les baleines, publie les résultats de la recherche scientifique et soutient les études sur les sujets voisins tels que les méthodes d’abattage non cruelles.

Adhésion et Etats membres

Tout Etat qui adhère officiellement à la Convention de 1946 peut devenir membre de la CBI. Chaque Etat membre est représenté par un commissaire, assisté d’experts et de conseillers. Le président et le vice-président, élus parmi les commissaires, exercent généralement un mandat de trois ans. 
Sans compter le Japon, 88 Etats ont adhéré à la Convention :
- d’une part, les Etats membres de l’Union européenne ;
- d’autre part, des Etats comme la Suisse, la Norvège, l’Islande, les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Sénégal, le Kenya, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, la Russie, le Brésil.

Réunions et fonctionnement de la Commission baleinière internationale

La Commission se réunit chaque année, généralement en mai ou juin, soit dans l’un des Etats membres, soit au Royaume-Uni, Etat où est basé le secrétariat. 
La Commission compte trois principaux comités : le comité scientifique, le comité technique et le comité financier et administratif. Un nouveau comité, le comité de conservation, s’est réuni pour la première fois en 2004. La Commission comprend également des sous-comités en charge de la chasse aborigène de subsistance et des infractions (violations du règlement), ainsi que des groupes de travail traitant d’une grande diversité de questions. Les commissaires peuvent faire participer leur pays à une ou plusieurs de ces activités.

Le comité scientifique

L’importance accordée au conseil scientifique est l’une des caractéristiques essentielles de la Convention. Aux termes de la Convention, les amendements au règlement doivent en effet être « basés sur des conclusions scientifiques ». À cette fin, la Commission a créé un comité scientifique, constitué de 200 des plus grands spécialistes mondiaux des baleines, généralement désignés par les États membres. 
Les domaines d’études du comité scientifique sont largement déterminés par les besoins scientifiques de la Commission, qui sont évoqués dans le texte de la Convention :
- encourager, recommander ou, s’il y a lieu, organiser des études et des enquêtes relatives aux baleines et à la chasse à la baleine ;
- recueillir et analyser les renseignements statistiques concernant la situation et la tendance courantes de l’espèce baleinière, ainsi que les effets produits sur celle-ci par les activités relatives à sa chasse ;
- étudier, évaluer et diffuser des informations concernant les méthodes propres à maintenir et à accroître l’espèce baleinière.
Le comité scientifique a créé plusieurs sous-comités et groupes de travail chargés de débattre des grandes questions actuellement à l’ordre du jour :
- la procédure de gestion révisée ;
- les procédures de gestion de la chasse aborigène de subsistance ;
- les captures accidentelles ;
- l’évaluation de certains stocks/espèces ;
- la définition d’un stock ;
- les problèmes environnementaux ;
- l’observation des baleines ;
- les zones de refuge ou sanctuaires ;
- les permis spéciaux ;
- les petits cétacés.
C’est à partir des informations et conseils du comité scientifique sur l’état des stocks de baleines que la Commission définit les règles de contrôle de la chasse qui figurent dans le règlement. Ces dispositions sont adoptées à la majorité des trois quarts des commissaires votant. 

La recherche scientifique 

La Commission soutient et encourage la recherche internationale. L’un des grands projets de recherche consiste en une série d’études réalisées à partir de navires sur les stocks de petits rorquals de l’Antarctique, entamées depuis plus de vingt-cinq ans. Ce projet a été étendu, prenant la forme d’un nouveau programme de recherches dans l’hémisphère sud, baptisé SOWER. Les autres projets de recherche financés par la CBI portent sur la mise au point et l’amélioration de nouvelles techniques telles que l'identification photographique, le suivi des baleines par satellite/radio et l’analyse génétique des populations.
Le comité scientifique se concentre sur « un état des lieux général » des stocks de baleines, c’est-à-dire une évaluation approfondie de l’état des populations compte tenu des objectifs de gestion. C’est ce dernier axe de recherche qui a conduit à l’élaboration de la procédure de gestion révisée. Le comité étudie également les effets sur les cétacés des changements environnementaux tels que le réchauffement climatique et la pollution, ainsi que des activités d’observation des baleines. L’éditorial du Journal of Cetacean Research and Management présente une synthèse des activités récentes du comité scientifique.
En réaction à la décision de marquer une pause dans la chasse commerciale, certains États membres ont mis en œuvre de vastes programmes de recherche pouvant impliquer le prélèvement d’échantillons sur des baleines capturées en vertu de permis spéciaux dont la délivrance est autorisée par la Convention. 

Conservation et gestion des treize espèces de « grandes baleines »

Il existe de nombreuses populations (ou stocks) des treize espèces de « grandes baleines ». Nombre d’entre elles ont été diminuées, parfois gravement, par la surexploitation pratiquée depuis des siècles et jusqu’à une époque récente. Heureusement, plusieurs populations montrent des signes d’accroissement depuis qu’elles sont protégées. 
Les baleines, comme les autres animaux, ont une capacité d’accroissement et un taux de mortalité naturels. Une population demeure plus ou moins en équilibre à son niveau initial car ces deux facteurs se compensent mutuellement. Lorsque le nombre de baleines d’une population est réduit, son recrutement augmente, peut-être du fait d’une plus grande disponibilité de la nourriture, de taux de conception plus élevés, d’une maturation plus rapide, de meilleurs taux de survie ou d’une combinaison de ces facteurs. 

Texte de la Commission baleinière internationale. 
Photo CC0 Public Domain. 

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Les mammifères marins sont d'excellents indicateurs de la santé des écosystèmes marins :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

Les mammifères marins sont d'excellents indicateurs de la santé des écosystèmes marins :
Les mammifères marins sont d'excellents indicateurs de la santé des écosystèmes marins :

Les mammifères marins sont d'excellents indicateurs de la santé des écosystèmes marins, car ils sont placés au sommet de la chaîne alimentaire. Les mammifères marins sont soumis à de multiples pressions et y sont particulièrement sensibles. Leur densité peut donc constituer un reflet de la qualité ou de perturbations du milieu marin. Leur suivi régulier peut renseigner sur des changements dans l’équilibre des écosystèmes marins. Enfin, la vitalité des populations témoigne de la qualité de leurs habitats. C’est pourquoi une meilleure connaissance et des suivis réguliers des mammifères marins sont stratégiques pour leur protection, mais aussi pour la protection du milieu marin dans son ensemble.

La France est la 2ème nation maritime du monde 

La France compte 71 espèces de mammifères marins présentes dans ses eaux sur les 120 espèces mondialement connues.  La France est le seul pays dans le monde présent dans quatre océans. 
La France dispose d’une superficie maritime totale de 11 millions de km2, ce qui fait d’elle la 2ème nation maritime dans le monde.
De ce fait, la France a une responsabilité particulière sur les problématiques de connaissance et de conservation, missions au cœur de l’Agence française pour la biodiversité.
Compte-tenu du déclin d’un grand nombre d’espèces, les mammifères marins sont considérés comme espèces protégées dans une grande majorité de pays. Leur chasse, leur destruction et leur commerce sont généralement interdites ou très sévèrement réglementées.
Les mammifères marins, selon les espèces, font l’objet de différents statuts de protection sur le plan international ou national. Parmi les plus marquants :
- Espèces protégées par la convention intergouvernementale sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES)
- Espèces inscrites aux annexes de la directive européenne « Habitat-Faune-Flore » (marsouin commun, grand dauphin, phoques gris et veau marin)
- Espèces protégées par différents accords régionaux (Accobams….) ou conventions de mers régionales (OSPAR Manche-Atlantique du Nord-est, Carthagène aux Antilles, CCMLAR en Antarctique…).
Par ailleurs, de nombreuses espèces figurent sur la liste rouge de l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) dans les classifications « en danger critique », « en danger » ou « vulnérable ». 

Les principales pressions qui pèsent sur les mammifères marins

En dépit d’un statut renforcé de protection, les mammifères marins restent soumis à de nombreuses menaces à l’origine du déclin de certaines populations. La plupart d’entre elles sont liées aux activités humaines, dont :
- les risques de collisions dus à la navigation,
- la dégradation des habitats (provoquée en particulier par l’urbanisation et le tourisme),
- les perturbations sonores,
- les captures accidentelles par les engins de pêche,
- les pollutions.
- le réchauffement des mers et des océans. 
La compréhension des interactions entre mammifères marins et activités humaines sont des enjeux de gestion et protection important pour ces espèces sur lesquelles travaillent notamment l’Agence française pour la biodiversité.

Texte de www.aires-marines.fr
Photo CC0 Public Domain.

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La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 – Texte intégral :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 – Texte intégral :
La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 – Texte intégral :

Le texte intégral de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 est disponible ci-dessous en pièce jointe. 

Texte de l’Organisation des Nations unies. 
Photo CC0 Public Domain.
 

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La Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë du 29 avril 1958 – Texte intégral :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

La Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë du  29 avril 1958 – Texte intégral :
La Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë du  29 avril 1958 – Texte intégral :

Le texte intégral de la Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë du  29 avril 1958 est disponible ci-dessous en pièce jointe. 

Texte de l’Organisation des Nations unies. 
Photo CC0 Public Domain.

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La Convention sur la haute mer du 29 avril 1958 – Texte intégral :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

La Convention sur la haute mer du 29 avril 1958 – Texte intégral :
La Convention sur la haute mer du 29 avril 1958 – Texte intégral :

Le texte intégral de la Convention sur la haute mer du 29 avril 1958 est disponible ci-dessous en pièce jointe. 

Texte de l’Organisation des Nations unies. 
Photo CC0 Public Domain.
 

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La Convention sur le plateau continental du 29 avril 1958 – Texte intégral :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

La Convention sur le plateau continental du  29 avril 1958 – Texte intégral :
La Convention sur le plateau continental du  29 avril 1958 – Texte intégral :

Le texte intégral de la Convention sur le plateau continental du 29 avril 1958 est disponible ci-dessous en pièce jointe. 

Texte de l’Organisation des Nations unies. 
Photo CC0 Public Domain.
 

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La Convention sur la pêche et la conservation des ressources biologiques de la haute mer du 29 avril 1958 – Texte intégral :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

La Convention sur la pêche et la conservation des ressources biologiques de la haute mer du 29 avril 1958 – Texte intégral :
La Convention sur la pêche et la conservation des ressources biologiques de la haute mer du 29 avril 1958 – Texte intégral :

Le texte intégral de la Convention sur la pêche et la conservation des ressources biologiques de la haute mer du  29 avril 1958 est disponible ci-dessous en pièce jointe. 

Texte de l’Organisation des Nations unies. 
Photo CC0 Public Domain.
 

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Le Parc naturel marin de Martinique : 

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

Le Parc naturel marin de Martinique : 
Le Parc naturel marin de Martinique : 

Le Parc naturel marin de Martinique a été instauré par le Décret n° 2017-784 du 5 mai 2017 portant création du parc naturel marin de Martinique après trois années de concertation. C’est le neuvième en France, le troisième en Outre-mer et le second plus grand en superficie après celui de Mayotte, dans l’océan Indien. Le Parc naturel marin s’étend de la côte martiniquaise jusqu’à la limite extérieure de sa zone économique exclusive et couvre une superficie de 48 900 km². Il intègre la totalité des habitats marins martiniquais (mangroves, plages, îlets, herbiers, communautés coralliennes, habitats profonds et du large…) qui rassemblent une biodiversité remarquable à la jonction entre l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes. La mer et le littoral accueillent également de nombreuses activités indispensables à l’économie de la Martinique et à la qualité de vie de ses habitants.

I. Un patrimoine naturel d'exception

Située dans l’archipel des Antilles à la frontière entre l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes, la Martinique bénéficie d’une situation géographique lui offrant les conditions environnementales propices à l’installation d’une biodiversité marine exceptionnelle. Séparée de l’océan Pacifique depuis 3 millions d’années lors de la formation de l’isthme de Panama, la faune et la flore marine des Caraïbes offrent une spécificité tout à fait exceptionnelle.

Trois écosystèmes majeurs : mangroves, herbiers de phanérogame et récifs coralliens

Les trois écosystèmes tropicaux marins majeurs sont retrouvés sur le pourtour de l’île : mangroves, herbiers de phanérogames et récifs coralliens. Ces écosystèmes jouent un rôle fonctionnel important pour les différents stades de vie des espèces marines tantôt zone de frayère, de nurserie ou de nourricerie. Ils offrent également différents types d’habitats indispensables à l’installation d’une vie marine abondante. En plus de ces fonctions biologiques, ces habitats apportent une protection physique des côtes en atténuant les impacts des houles cycloniques, l’érosion des côtes et l’apport des particules sédimentaires dans le milieu marin. Toutefois le maintien de ces fonctionnalités nécessite un bon état de santé de ces écosystèmes.

Des espèces emblématiques

La Martinique présente d’autres types d’habitats indispensables à la survie des populations d’espèces emblématiques telles que les oiseaux et les tortues marines. En effet, les îlots et falaises rocheuses offrent des sites de nidification pour les différentes espèces d’oiseaux marins réparties dans cette zone. La Martinique est une halte migratoire majeure pour nombre d’entre eux. De plus, trois espèces de tortues marines ont été observées en ponte sur une grande majorité des plages martiniquaises et leur nombre est en accroissement depuis quelques années.
Les eaux martiniquaises accueillent aussi 21 espèces de mammifères marins. Le sanctuaire Agoa leur assure une protection renforcée dans toutes les eaux sous juridictions françaises des Antilles.
A dire d’experts, les récifs coralliens martiniquais sont parmi les mieux conservés des petites Antilles malgré une hétérogénéité de leur état de santé autour de la Martinique. Au sein de ces communautés coralliennes, quatre espèces à forte valeur patrimoniale inscrites sur la liste rouge de l’UICN (Union international pour la conservation de la nature) comme espèces en danger ou en danger critiques d’extinction sont présentes : Orbicella faveolata, Orbicella annularis, Acropora palmata et Acropora cervicornis.

Richesses culturelles

La Martinique compte des richesses culturelles précieuses retraçant les différentes phases des migrations humaines sur l’île depuis l’époque Amérindienne jusqu’à nos jours. Des vestiges sous-marins sont d’ores et déjà recensés et protégés tels que les épaves de la Baie de Saint-Pierre, souvenirs de la dramatique explosion de la montagne Pelée en 1902. Ce patrimoine culturel est aussi composé de biens immatériels tels que chants ou légendes faisant références à la mer.
 

II. Objectifs du Parc

Les objectifs  se déclinent en sept orientations de gestion propres


Comme tout parc naturel marin, le Parc naturel marin de Martinique vise à la connaissance et à la protection du milieu marin ainsi qu’au développement durable des activités maritimes.
Ces objectifs généraux se déclinent en sept orientations de gestion propres à la Martinique et à ses enjeux : accroître la connaissance du patrimoine naturel marin, promouvoir la sensibilisation du public,veiller à la préservation des milieux marins, soutenir la pêche durable, améliorer la qualité de l’eau en conciliant activités humaines et respect du parc naturel marin, inciter le tourisme à privilégier des activités responsables, et enfin avoir un rôle de surveillance en contribuant à l’efficacité de la police de l’environnement marin. 
Les orientations de gestion définissent ainsi la personnalité et les grandes finalités du Parc naturel marin.
Ces orientations de gestion sont ensuite déclinées dans un plan de gestion, feuille de route du Parc à 15 ans, et se traduisent en actions de suivi du milieu marin, de contrôle, de soutien aux activités maritimes durables et de sensibilisation des usagers.

Gouvernance

Le conseil de gestion est l’organe de gouvernance du Parc naturel marin de Martinique. Il est composé d’acteurs locaux et de représentants des usagers du milieu marin. Il se réunit en moyenne deux fois par an pour mettre en œuvre les orientations de gestion du Parc. Il élabore à cet effet un plan de gestion sur 15 ans et décide des actions annuelles à mener. Il peut également se prononcer sur certaines activités soumises à autorisations administratives. Selon la nature des projets et leurs effets sur le milieu marin dans le périmètre du parc, cet avis sera « simple » ou « conforme » (dans ce cas, celui-ci est obligatoirement suivi par les services instructeurs). Le conseil de gestion est appuyé par une équipe d’agents de l’Agence française pour la biodiversité et par ses moyens financiers et techniques.

Texte de www.aires-marines.fr
Photo CC0 Public Domain.

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L’extension de la Réserve naturelle nationale des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf):

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

L’extension de la Réserve naturelle nationale des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf):
L’extension de la Réserve naturelle nationale des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf):

Présentation générale des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf)

Les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf) sont depuis 1955 un Territoire d’outre-mer doté de l’autonomie administrative et financière.
Cette collectivité d’outre-mer a été créée par la loi du 6 août 1955 abrogeant un décret de 1924. Le décret n° 2008-919 du 11 septembre 2008 pris pour l’application du statut des Taaf, est le principal texte de développement.

Les Terres australes et antarctiques françaises sont formées par l’archipel de Crozet, l’archipel des Kerguelen, les îles Saint-Paul et Amsterdam, la terre Adélie et les îles Eparses (depuis la loi du 21 février 2007). Les îles Eparses rassemblent les îles tropicales de l’archipel des Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India dans le canal du Mozambique et Tromelin au nord de La Réunion.

L’ensemble de ces terres procure à la France une Zone Economique Exclusive (ZEE) de plus de 2 300 000 de km² riches en ressources marines, elles contribuent à donner à la France la deuxième emprise maritime au monde après les Etats-Unis.
La réserve naturelle est située dans le Sud de l’océan Indien. La partie terrestre de la réserve est constituée de l’île Amsterdam, de l’île St Paul, de l’archipel de Crozet et de l’archipel de Kerguelen. Elles sont situées à plus de 12.000 km de la métropole, s’échelonnant entre la zone subantarctique avec les îles Crozet et Kerguelen et la zone subtropicale avec les îles Saint-Paul et Amsterdam.

Situées à plus de 2 000 kilomètres de tout continent, les îles australes françaises sont parmi les îles les plus isolées au monde. L’île de la Réunion, à l’est de Madagascar, est le territoire français qui en est le plus proche. Crozet en est distant de 2860 km, Kerguelen de 3490 km, St Paul et Amsterdam de 2880 km.

L’apport de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages

La loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, a permis d'étendre les réserves naturelles nationales en ZEE (Zone économique exclusive), c'est-à-dire au delà des 12 milles marins et jusqu'à 200 milles marins. Cette extension permet alors d’étendre considérablement la réserve naturelle des Terres australes françaises en zone marine fortement protégée.

Les Terres australes françaises ont été identifiées comme des lieux majeurs de la biodiversité mondiale, encore largement préservée de la majorité des impacts liés à la présence de l’homme.
Considérées comme le « poumon » de l’avifaune de l’océan Indien sud, ces îles accueillent de nombreuses espèces d’oiseaux marins dont onze sont classées menacées d’extinction par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Situées à proximité du front polaire et de la convergence subtropicale, les eaux associées aux îles subantarctiques sont particulièrement riches en espèces pélagiques (crustacés, calmars, poissons, etc.) qui elles-mêmes alimentent oiseaux marins, cétacés et pinnipèdes (éléphants de mer, otaries).
Les interactions trophiques entre les écosystèmes terrestres et marins (côtiers et hauturiers) sont particulièrement marquées dans cette zone du globe et la protection de ces deux types de milieux ne peut et ne doit pas être dissociée.

Ce patrimoine naturel unique est protégé depuis la création de la Réserve naturelle nationale des Terres australes françaises consacrée par le Décret n° 2006-1211 du 3 octobre 2006 portant création de la réserve naturelle des Terres australes françaises. Cet outil de gestion fixe pour priorité la conservation du patrimoine naturel, bien qu’il permette le développement de certaines activités humaines à condition qu’elles soient rigoureusement encadrées.

22 % d’aires marines protégées dans les eaux françaises

L’extension de la réserve naturelle des Terres australes françaises permise grâce à la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages concerne une superficie de plus de 672 000 km2, et permet à la France d’atteindre aujourd’hui ses objectifs nationaux en matière de couverture de ses eaux par des aires marines protégées puisqu’elle porte à plus de 22% (au lieu de 16,52% auparavant) le total des eaux françaises classées en AMP ( aires maritimes protégées).

Avec 672 000 km², cette réserve figure désormais dans le top dix  des plus grandes réserves du monde, de plus elle constitue la deuxième plus grande réserve halieutique mondiale (120 000 km² interdit à la pêche).  L’extension de la réserve en mer permet ainsi de préserver les zones d’alimentation des oiseaux et mammifères marins.

Texte de www.aires-marines.fr et de www.taaf.fr
Carte de www.taaf.fr 

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Le parc naturel de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie :

Publié le par Mariana-Hélène Firdion

Le parc naturel de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie :
Le parc naturel de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie :

L’arrêté créant le parc naturel de la mer de Corail a été adopté le 23 avril 2014 à l’occasion de la réunion du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Le périmètre retenu couvre la totalité de la zone économique exclusive ainsi que les eaux territoriales et les îles et îlots dont la gestion est assurée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, soit près de 1,3 million de kilomètres carrés. Le parc naturel de la mer de Corail compte désormais parmi les plus grandes aires marines protégées du monde. Sa création contribue de façon significative au renforcement du réseau français d’aires marines protégées qui passe en effet avec cette création de 4 à 16 % des eaux sous juridiction française, incluses dans le périmètre d’aires marines protégées.

Diversité et richesses naturelles du parc 

Le périmètre retenu permet d’intégrer la prise en compte des différents éléments constitutifs d’une diversité et d’une richesse exceptionnelles, des rides continentales détachées de l’ancien supercontinent du Gondwana il y a 100 millions d’années, des bassins sédimentaires profonds, une fosse océanique et de nombreux monts sous-marins dont certains émergent pour constituer des structures récifo-lagonaires ou volcaniques, les « Iles Eloignées ».
On trouve à l’intérieur du parc, des écosystèmes profonds (jusqu’à 7 919 mètres, soit la zone la plus profonde des eaux françaises), des écosystèmes pélagiques et des récifs coralliens.
En outre, 25 espèces de mammifères marins, 48 espèces de requins, 19 espèces d’oiseaux nicheurs et 5 espèces de tortues y ont été dénombrées.

Les objectifs du parc 

Le parc naturel a pour ambition de protéger l’environnement marin, d’œuvrer au maintien des services rendus à l’homme par les différents écosystèmes présents dans son périmètre et de contribuer au développement durable des activités maritimes.
Les objectifs du parc du parc visent trois finalités : 
- mettre l’homme au cœur du projet de parc, 
- créer les conditions d’un développement durable, 
- permettre à la Nouvelle-Calédonie de devenir un moteur de la dynamique régionale en faveur d’un développement durable. 

La gouvernance du parc

Le défi est d’établir une véritable gestion partagée pour faire face aux enjeux de protection et de développement durable à si grande échelle. Pour cela, un comité de gestion va être mis en place ces prochains mois. Chargé d’élaborer et de proposer le plan de gestion du parc, il comprendra des représentants de l’ensemble des acteurs concernés par l’espace maritime de la Nouvelle-Calédonie. Il sera co-présidé par le haut-commissaire de la République, représentant de l’État, et par le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie est en effet compétent en matière de gestion des ressources de l’espace maritime, l’État conservant des missions régaliennes en lien avec la souveraineté sur ces eaux. 

Texte de www.aires-marines.fr
Photo CC0 Public Domain.

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